Filmo-SF ! Contagion

Confinée dans leurs appartement, l’équipe du festival vous propose, tout au long de cette période, différents programme dont une séquence hebdomadaire autour du cinéma de Science-fiction.

Pour se mettre en jambes, nous démarrons tranquillement sur LA thématique 2020 du monde réel : les films traitants de Contagion !

VIRUS – Fukkatsu no hi

De Kinji Fukasaku. (1980 / 2h30 / Japon)
Avec George Kennedy, Bo Svenson, Glenn Ford 

Par JAL
Chargé de coordination générale

En 1982, un virus mortel extermine la quasi-totalité de l’humanité, seuls les habitants des bases internationales situées en Antarctique sont épargnés par la contamination. Tandis que les survivants s’organisent, ils apprennent qu’un séisme menace de déclencher les tirs nucléaires automatisés.

Thriller apocalyptique réalisé par Kinji Fukasaku (futur réalisateur de Battle Royale), Virus est une superproduction tournée sur cinq continents, au casting international, et qui pour un budget de 16 millions de dollars, en fit le film japonais le plus cher de l’époque. 

Complètement introuvable aujourd’hui dans les circuits de distribution, le film est un pur chef-d’oeuvre d’action politique et scientifique où la menace bactériologique et nucléaire, comme autant de menaces créées par l’humain, se retournent diablement contre lui. Un must see méconnu du grand public !

Du coup, on vous l’offre, tranquille, via cette version originale sous-titrée français en suivant ce lien.


PONTYPOOL

De Bruce McDonald (2009 / 1h33 / Canada)
Avec Stephen McHattie, Lisa Houle, Georgina Reilly

Par Nicolas Sébastien Landais,
Responsable programmation Cinéma

Pontypool, Ontario. Grant Mazzy, autrefois grande star de la radio nationale, se rend, comme chaque matin, à la station radio de la ville, située dans le sous-sol de l’église. Il y rejoint Sydney et Laurel, les standardistes. Mais en plein milieu de la matinée, des émeutes éclatent dans la région : un terrible virus vient d’être relâché. L’équipe n’a pas le choix : rester dans le sous-sol et informer les populations.

Petite production discrète qui n’a bénéficié d’aucune sorties cinéma en France, Pontypool aborde le thème de la contamination avec originalité et efficacité. Huis clos dans une station radio, nos personnages découvrent qu’un virus se propage par les mots. Une pépite méconnue qui révèle une grande maitrise de la tension. 


THE SIGNAL

De David Bruckner. (2007 / 103 min / USA)
Dan Bush et Jacob Gentry. Avec A.J. Bowen, Anessa Ramsey, Justin Welborn

Par Benjamin Pattinaud aka BolcheGeek,
De l’équipe de programmation du festival

Les postes de télévision et de radio diffusent subitement un étrange signal qui rend folles les personnes affectées.

Petit film indé à 50.000 balles divisé en trois segments avec des réalisateur différents, suivant une même intrigue mais avec des tonalités différentes : tantôt horrifique, tantôt dramatique,  tantôt grand-guignol . Pas un film de de contagion virale à proprement parlé, il a les mêmes ressorts apocalyptiques et paranoïaques.

Modeste et un peu bric-à-brac du fait de son découpage, il joue assez finement avec la notion de contamination : la frontière entre contaminé et non-contaminé est difficile à définir, les réactions diverses et la situation rend quasi-impossible de savoir si elles sont dues au signal, à un état de choc ou à la paranoïa. Personne ne se pense affecté et tout le monde craint que les autres le soient.


28 JOURS PLUS TARD

De Danny Boyle, (2002 / 1 h 53 min / Royaume-Uni)  
Avec  Cillian Murphy,  Naomie Harris,  Brendan Gleeson, Chrsitopher Eccleston…

Par Stéphanie Vincent
De l’équipe de programmation du festival

Un britannique se réveille, seul, dans une chambre d’hôpital, erre dans les rues de Londres, avant de découvrir qu’il est l’un des rares rescapés d’une pandémie ayant touché durement toute l’Angleterre…trouveront-ils, lui et ses compagnons d’exil, une échappatoire face à cet ennemi invisible et omniprésent ?

28 jours plus tard, LE film synthèse de trois sous-genre du cinéma particulièrement appréciables : le film de zombies, le survival et le post-apocalyptique. Avec une scène d’ouverture, à travers un Londres déserté, qui n’est pas sans évoquer la version ‘confinée’ actuelle de la plupart des capitales du monde…

Où le virus n’est pas qu’un simple prétexte de départ, mais bel et bien une menace tangible, pernicieuse et mortelle. Le tout porté par des acteurs de talent et avec un sens de la dramaturgie imparable.


PROBLEMOS

De Eric Judor. (2017 / 1h25 / France)
Avec Eric Judor, Célia Rosich, Michel Nabokov, Youssef Hajdi…

Par Adrien Muller
Chargé d’administration & Programmateur du festival

Jeanne et Victor, jeune couple parisien, décident au retour de leurs vacances, de passer un séjour au sein de la communauté de Jean-Paul, le frère de Jeanne. Communauté ayant constitué une ZAD en milieu naturel, où elle milite contre la construction d’un parc aquatique.
Mais les membres de la communauté vont voir leur tranquillité bousculée et leurs valeurs communes vont se retrouver remises en question, lorsqu’ils apprennent qu’une pandémie a sévi dans le reste du monde, faisant probablement d’eux les derniers survivants sur Terre…

Tourné en Ardèche, dans une ambiance de colonie de vacances, Problemos est un petit bijou de fraîcheur et de légèreté malgré le tabou (voire la gravité) des sujets qu’il évoque ouvertement : omniprésence de la technologie, surconsommation, manipulation télévisuelle, culture du genre, consentement, etc.

Subtile approche permise par le binôme Eric Judor à la réalisation, et Blanche Gardin à l’écriture, qui n’ont pas eu la prétention de faire un film pour changer le monde, mais au moins mettre en lumière des phénomènes de société, sans jugement et sans oublier de se taper de bonnes barres de rire.


FRISSONS

De David Cronenberg. (1975 / 1h30 / Canada)
Avec Paul Hampton, Joe Silver, Lynn Lowry

Par Nicolas Sébastien Landais,
Responsable programmation Cinéma

Des parasites envahissent un immeuble, contaminant inexorablement tous ses habitants et les transformant en effroyables zombies qui manifestent une avidité bestiale pour le sexe.

Que deviendrait la société si les hommes donnaient libre cours à leurs instincts, même les plus honteux  ? Parlons de l’un des meilleurs films de David Cronenberg. Dès les premières secondes le film parvient à captiver par son ambiance malaisante.

Avec un tout petit budget, le maestro de l’horreur déploie tout son talent et brise de nombreux tabous de l’époque autours du sexe : copulations dans tous les sens, une enfant qui agresse sexuellement un homme, inceste, etc..

Frissons est le premier grand film de Cronenberg, oeuvre d’un érotisme glauque, où il explore déjà son obsession pour les corps. 

A noter : Frissons (Shivers) de David Croneneberg sort le 26 mai 2020 chez ESC Distribution dans une édition Blu-ray très soignée avec de nombreux bonus, dont l’interview de Joe Blasco en charge des effets spéciaux. Interdit aux moins de 16 ans.


10 CLOVERFIELD LANE

De Dan Trachtenberg  2016 / 1 h 45 min  / Etats-Unis
Avec John Goodman, Mary Elizabeth Winstead, John Gallagher Jr.  

10 CLOVERFIELD LANE

Par Stéphanie Vincent
De l’équipe de programmation du festival

Après un accident de voiture, une jeune femme se retrouve entravée dans un sous-sol en compagnie d’un homme affirmant avoir sauvé sa vie, et celle d’un autre résident, de ce qu’il pense être une attaque chimique. Débute un huis-clos angoissant où le danger n’est pas forcément là où on l’attend…

Passé le choc initial, la protagoniste principale établit une routine avec son kidnappeur et l’autre résident des lieux, un gars un peu paumé mais persuadé que leur hôte sait exactement ce qu’il se passe au dehors,et agit pour leur bien. Mais le paternalisme et le caractère orageux du maître des lieux fait planer une menace plus que sourde, et le film excelle à jouer sur les périodes de tension puis d’apparente accalmie. 

Mais qu’est qui est pire : côtoyer un redneck violent,franchement sociopathe, ou tenter d’affronter la menace du dehors, en tablant,d’abord, sur l’absence de danger extérieur réel… Un survival en huis clos extrêmement tendu, tenu, si ce n’est pour la toute fin qui peut laisser perplexe,voire appeler la franche hilarité… 


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